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	<title>Fernand Deligny Archives - L&#039;Arachnéen</title>
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	<title>Fernand Deligny Archives - L&#039;Arachnéen</title>
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	<item>
		<title>Par inadvertanceLa “cuillère humaine” de Fernand Deligny</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/par-inadvertancela-cuillere-humaine-de-fernand-deligny/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Masson]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 16:23:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>176 pages, 68 images (noir et blanc)<br />
format : 21,6 x 16,7 cm<br />
couverture souple</p>
<p>publié avec le soutien du Centre national du livre (CNL)</p>
<p>ISBN : 978-2-37367-025-7<br />
date de parution : 21 novembre 2025</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><b>« Ce que je veux dire, c’est que la cuillère “objet” est aussi quelqueCHOSE. Objet, elle détermine un certain projet qui peut être commun aux sujets en présence, en l’occurrence la mère et l’enfant. </b><b>Chose, il se peut qu’elle soit </b><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><b>repère</b></span></span><b> dans l’espace tout naturel de ce que je désigne comme étant individu, ce par quoi le sujet résiste à n’être qu’</b><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><b>enseigné</b></span></span><b>, et ce par quoi, encore, la cuillère n’est pas que cet ustensile advenu dans les mœurs, mais chose qui scintille et pèse, proposée par inadvertance à </b><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><b>ce</b></span></span><b> cogner, frapper, heurter, manier </b><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><b>pour rien</b></span></span><b>, parce que ces infinitifs sont “dans la nature” humaine, immuables et voilà tout et le fait est qu’ils ne doivent rien à l’invention de la cuillère. »<span class="Apple-converted-space">  </span></b></p>
<p class="p2"><span class="s2">Fernand Deligny</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1">Yves Clot a proposé à L’Arachnéen de publier un recueil de textes inspirés par un court essai inédit (1976) de Fernand Deligny, « La cuillère humaine ».</span></p>
<p>Dans cet essai, Deligny s’en prend au dernier chapitre du <em>Développement du psychisme</em> (1959), l’ouvrage du psychologue soviétique Alexis Léontiev – paru en français en 1976. Alors que Léontiev voit dans le maniement approprié de la cuillère un exemple type d’humanisation, fruit du processus d’apprentissage de l’enfant, Deligny interroge à la fois l’objet – ou la chose ? –, avec ses propriétés sensorielles, indépendantes de sa fonction sociale, et défend la possibilité pour l’enfant d’« expérimenter » l’objet en dehors du langage et de la relation d’enseignement.</p>
<p>Dans un premier texte, Pascal Sévérac s’emploie à exposer clairement les enjeux de la controverse Deligny/Léontiev, en soulignant les conditions dans lesquelles, selon Deligny, peut s’exercer notre sensibilité, sensorielle et affective, « l’humanité de notre appareil à repérer » ; Yves Clot poursuit et explore les échos de la pensée d’Henri Wallon chez Deligny, en cherchant à mettre à jour une conception alternative de l’activité selon laquelle le soin est à apporter moins à la relation intersubjective qu’à l’activité conjointe imprévisible, « par inadvertance ». Chemin faisant c’est le lien improbable entre Deligny et Vygotski qui apparaît. S’ensuit le journal par Jacques Lin – alors tout jeune ouvrier électricien – de sa vie quotidienne avec Janmari, enfant autiste de 12 ans, entre 1967 et 1969. Dans un dialogue au fil de la plume, Sandra Alvarez de Toledo et Anaïs Masson soulignent, à partir de « la cuillère », le rôle des objets-choses dans les pratiques expérimentales du réseau. Jean-François Chevrier entreprend la cuillère comme « objet-image », en tant qu’elle touche à la fabrique de l’humain, au rôle de la main, et à l’activité artistique. Livia Scheller fait part du rapport qu’elle voit entre l’exploration des objets-choses par l’enfant et celle des mots par l’écrivain, en proposant un rapprochement avec la poésie de Mandelstam.</p>
<p class="p1"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, 'Helvetica Neue', Arial, 'Noto Sans', sans-serif, 'Apple Color Emoji', 'Segoe UI Emoji', 'Segoe UI Symbol', 'Noto Color Emoji';">En conclusion, la formule <span class="s1">« </span>par inadvertance<span class="s1"> »</span>, qui fait le titre du livre, <em>est librement discutée par </em>les auteurs et autrices, qui la confrontent aux notions de circonstances, de nécessité et de hasard.  </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ce recueil voudrait montrer que la réflexion de Deligny peut s’appréhender par un large éventail de points de vue, qui va de la philosophie et de la psychologie jusqu’à la poésie et l’art.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Camérer. À propos d’images</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/camerer-a-propos-dimages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 00:10:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>avec des textes de Hervé Joubert-Laurencin,<br />
Marlon Miguel, Jean-Louis Comolli, Anaïs Masson,<br />
Alexandra de Séguin, Sandra Alvarez de Toledo<br />
et Cyril Béghin</p>
<p>392 pages, 305 images (couleur et noir)<br />
format : 28 x 21,5 cm<br />
couverture souple avec rabats</p>
<p>publié avec le soutien du Centre national du livre (CNL),<br />
de ArTeC et de la CFCUL</p>
<p>ISBN : 978-2-37367-017-2<br />
date de parution : 4 juin 2021</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><em>Camérer. À propos d’images</em> : dans « camérer » on entend caméra et donc cinéma et filmer, mais d’abord l’impérative nécessité d’étrangéiser les mots ou de se réapproprier leur signification en en passant par un autre réseau linguistique. « À propos d’images » indique le déplacement du sens de gravité de l’ouvrage : du cinéma – le mot et la pratique – soumis à la question, on s’achemine vers le vaste monde des images, « l’autre monde », « tout un monde », que Deligny investit avec l’intention d’en trouver le plus de sens possibles, avec et contre le langage. On aura compris que ce livre n’est pas un livre sur le cinéma, ni un essai de phénoménologie ou d’esthétique sur l’image, mais tout ceci à la fois, et autre chose encore, venant d’un écrivain en contact étroit avec le régime de perception d’enfants autistes.</p>
<p>L’intérêt de Deligny pour le cinématographe (plus pour le « graphe » que pour le « ciné », dit-il) n’est pas nouveau. Trois des films tournés dans les Cévennes – <em>Le Moindre Geste</em>, magnifique ovni collectif, joué par un « débile profond », Yves G., <em>Ce gamin, là</em> et <em>À propos d’un film à faire</em> réalisés par Renaud Victor – ont été édités en DVD, plusieurs textes ont paru dans ses <em>Œuvres</em>, et le cinéma constitue l’un des fils rouges, pour ne pas dire l’un des points de fixation de la <em>Correspondance des Cévennes, 1968-1996</em>. La re-découverte récente par Jacques Lin d’une série de films en super 8 et en vidéo tournés dans le réseau dans les années 1970 et 1980 témoignait de ce que du cinéma avait eu lieu sur un mode quasiment permanent dans les aires de séjour. Au même moment, Marlon Miguel et Marina Vidal-Naquet extrayaient de deux grandes malles de manuscrits en vrac un corpus de textes inédits sur l’image… dont nous avons tiré un livre, fait à quatre têtes et huit mains.</p>
<p>–</p>
<p>La publication des <em>Œuvres</em> et de la <em>Correspondance des Cévennes</em> montrait déjà avec une évidence troublante la place du cinéma dans la pensée de Fernand Deligny et dans la vie du réseau d’enfants autistes fondé à la fin des années 1960 dans les Cévennes. La découverte, dans les archives, d’un corpus de textes spécifiquement consacrés au cinéma et à l’image à partir de 1978 nous a convaincus de la nécessité d’en faire un livre. Les textes de Deligny s’organisent en trois parties chronologiques dont les titres, « Camérer », « Film fossile », « IMAGEs », dénotent le déplacement du centre de gravité de sa réflexion, de l’outil (caméra) – et donc du faire – à l’image qui ne se voit ni se prend, image autiste, image d’espèce, image versus langage…</p>
<p>Le mot « camérer » apparaît sous sa plume en 1977, comme une alternative à « filmer ». Sous sa forme infinitive, il privilégie la primauté du processus sur la visée de l’objet-film (camérer / camerrer). Il désigne bien une pratique, mise en œuvre dans les aires de séjour : des films se tournent (<em>Ce gamin, là</em>, <em>Projet N</em>, <em>À propos d’un film à faire</em>), des vues sont prises en super 8 (à destination des parents des autistes), puis en vidéo ; les projets sont nombreux, notamment avec l’INA. Mais « camérer » est également un concept, un outil de déstabilisation, une boîte à questions sans réponses. À la même époque Deligny forge « mécréer » (l’anagramme à une lettre près de camérer) : ne pas y croire, décevoir, ne pas filmer… En cela il est le contemporain de Marguerite Duras, de Jean-Luc Godard, ou de Chantal Akerman, et l’héritier d’André Bazin (dont il fut l’ami).</p>
<p>La deuxième partie de l’ouvrage achemine Deligny vers l’image, qu’il joue pour commencer contre le langage et la domestication symbolique, puis en symbiose avec lui. Il est l’« écrivant » qui s’adresse au « camérant », Renaud Victor (son interlocuteur principal en cinéma). Il se donne le rôle du canevassier, il cherche des alternatives au « scénario ». Puisque les images ne se prennent pas, dit-il, elles sont « sauvages » : ici se logent sa critique de l’humanisme occidental et son jeu avec l’éthologie : il se pourrait que l’image soit du règne animal, et qu’elle loge dans la « mémoire d’espèce » …</p>
<p>La troisième partie, « IMAGEs », ouvre la boîte de Pandore. Cherchant l’image, il en trouve une myriade, « tout est image ». Le cinéma s’éloigne, Deligny revient sur la symbiose impossible entre l’image et le langage prédateur. Autrement dit, les images se cachent, elles sont retenues dans le tain du miroir. Il recourt à Wittgenstein, dont il fait comme de tout une lecture intéressée : « je prends le mot image et je le jette au-delà les bornes du langage. » Dans quelques notes magistrales de la fin de sa vie, il fait remonter les images, dont quelques-unes, logées dans les marais de sa mémoire, « s’entretuent et se dévorent ».</p>
<p>L’iconographie du livre fait coexister toutes les formes d’images : pas de cinéma sans cartes, pas de cartes sans tracer ni manuscrits ; un lien pensé mais sans secret, les fait circuler et coïncider. En tout, plus de 300 images…</p>
<p>Le recueil des textes de Deligny est complété d’un ensemble d’essais inédits (sauf celui de Jean-Louis Comolli) par les meilleurs connaisseurs de son œuvre : il y est question des possibles points de contact entre la pensée de Bazin et Deligny (Hervé Joubert-Laurencin), de la place du cinéma militant dans les tentatives de Deligny avant les années 1970 (Marlon Miguel), de la façon dont le Moindre Geste touche au paradoxe de « camérer » : faire du cinéma contre le cinéma, échapper au programme et au cadre (Jean-Louis Comolli), de l’analogie entre image et « repère », pensée du point de vue de l’éthologie (Anaïs Masson) et du point de vue de l’espace envisagé dans la clinique psychiatrique psychiatrique (Alexandra de Seguin), d’une image introuvable – dans la tête de Janmari ? – , que Deligny jetterait en pâture à Renaud Victor contre l’arsenal du cinéma (Sandra Alvarez de Toledo), de la contemporanéité de sa réflexion avec celle des cinéastes pour qui image et langage se situent dans l’intervalle « d’une chose commune que ni l’un ni l’autre n’accomplit » (Cyril Béghin).</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Correspondance des Cévennes, 1968-1996</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/correspondance-des-cevennes-1968-1996/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 23:26:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>1320 pages, 175 images<br />
format : 23,5 x 16,5 cm<br />
couverture reliée souple avec rabats</p>
<p>avec le soutien du Centre national du livre (CNC)</p>
<p>ISBN : 9782373670134<br />
date de parution : 12 septembre 2018</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>La publication de la <em>Correspondance des Cévennes, 1968-1996</em>, de Fernand Deligny, complète l’édition de ses <em>Œuvres</em>, parues en 2007 et rééditées en 2017. Cette nouvelle somme propose une sélection d’environ 850 lettres, dont 650 lettres de Deligny adressées à ses interlocuteurs depuis son atelier de Graniers, dans les Cévennes où il a fondé en 1968 un réseau de prise en charge d’enfants autistes. La correspondance, proposée chronologiquement, couvre trente années d’échanges épistolaires avec de grandes figures du monde intellectuel et artistique de l’époque – Louis Althusser, Félix Guattari, Marcel Gauchet, Françoise Dolto, François Truffaut, Chris Marker –, avec ses éditeurs, ou avec d’illustres inconnus, parmi lesquels les membres du réseau ou les parents (les mères surtout) des enfants autistes. Accompagné d’une importante iconographie et d’une conséquente édition critique, ce fort volume témoigne du laboratoire de l’œuvre (le réseau, les livres, les films) en train de se faire ; il confirme, sur le mode tantôt alerte et tantôt grave de la correspondance, les lignes de force de la recherche de Deligny : son intérêt constant pour le cinéma et l’image, ses rapports complexes avec le communisme, sa détermination anthropologique et politique à inventer des formes de vie répondant à d’autres lois que celles de « l’homme-que-nous-sommes ».</p>
<p>–</p>
<p>La <i>Correspondance des Cévennes</i> porte sur les années durant lesquelles Fernand Deligny a vécu avec des enfants autistes et élaboré sa recherche sur le mode d’être « hors langage », l’humain et l’image. Les « Cévennes » désignent en réalité le hameau de Graniers, à Monoblet, que Deligny ne quitte pas durant trente ans ; depuis ce point fixe il pense et organise ce qu’il appelle le « réseau ». Les lettres de Deligny (une sélection sur un millier) forment environ les trois quarts de la <i>Correspondance</i> et témoignent du « laboratoire » de l’œuvre en train de se faire.</p>
<p>Les plus nombreuses sont celles échangées avec ses éditeurs : Isaac Joseph en premier lieu, philosophe et maître d’œuvre des livres majeurs de Deligny, Émile Copfermann, directeur de collection chez Maspero puis chez Hachette, et Jean-Michel Chaumont, alors étudiant en philosophie, éditeur de deux de ses ouvrages. La correspondance met également en évidence, sous la forme des échanges avec François Truffaut, Chris Marker, Robert Kramer, et beaucoup d’autres, la constance de la place du cinéma dans la vie du réseau. La teneur des lettres à Louis Althusser (qui lui rend visite au printemps 1977), du dialogue avec le jeune psychiatre communiste Franck Chaumon et des échanges avec Huguette Dumoulin, membre de l’ex-Grande cordée (1947-1962), rappelle à la fois le compagnonnage de Deligny avec le PCF et sa proposition alternative d’un Nous commun et « d’espèce », intuition qui fait de lui l’un des penseurs précurseurs de l’anthropologie politique contemporaine. L’hostilité de Deligny à l’égard de la psychanalyse est en partie démentie par un échange régulier avec des lacaniens ou apparentés, parmi lesquels Françoise Dolto et Jacques Nassif. Deligny écrit également aux membres du réseau, et surtout à Jacques Lin, l’une des chevilles ouvrières du réseau. Il tient en revanche à distance les éducateurs spécialisés qui le sollicitent comme le modèle qu’il s’évertue à ne pas être. L’échange de lettres avec Marcel Gauchet (1982-1983) dénote un malentendu cordial sur le thème du « choix » et de la religion. De nombreuses lettres émouvantes avec les parents des enfants autistes (les mères surtout, Henriette T. et Chantal B., Micheline Beutier) émaillent la correspondance.</p>
<p>La <i>Correspondance des Cévennes</i> s’achève en forme de fugue sereine ; tandis que sa santé décline et qu’il écrit les derniers haïkus de <i>Essi &amp; Copeaux</i>, Deligny fait encore part à Jacques Allaire du projet d’adapter au cinéma une biographie de Ludwig Wittgenstein et entretient une correspondance régulière avec Thierry et Nadèjda Garrel au sujet de son autobiographie sans fin, <i>L’Enfant de citadelle</i>.</p>
<p>La publication des lettres s’accompagne de la reproduction d’environ 175 documents et lettres manuscrites. Cette riche iconographie, qui est l’une des particularités de l’ouvrage, met en évidence la spatialisation de l’écriture de Deligny, le lien entre entre écriture, <i>tracer</i> et image, et rappelle le contexte historique et politique de sa recherche.</p>
<p>Un conséquent travail d’édition critique complète la publication des lettres. L’ouvrage est introduit par l’éditrice et s’achève par une liste des lettres par interlocuteur et par l’énoncé des partis pris éditoriaux.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lettres à un travailleur social</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/lettres-a-un-travailleur-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2017 19:36:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>192 pages, 5 images<br />
format : 21,5×13,5 cm<br />
couverture souple, rabats</p>
<p>avec l'aide du Centre national du livre (CNL)</p>
<p>ISBN : 978-2-37367-010-3<br />
date de parution : 19 janvier 2017</p>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Fernand Deligny rédige <i>Lettres à un travailleur social</i> en 1984-1985. Il vit dans les Cévennes avec des enfants autistes depuis 1968. Entre-temps, il a publié une dizaine de livres qui portent sur le « réseau » en développant une pensée de l’ »humain commun » et une critique du langage du point de vue de l’autisme. Le dernier, <i>Traces d’être et bâtisse d’ombre </i>a paru chez Hachette en 1981. Avec le temps, il s’est éloigné des travailleurs sociaux qui lui reprochent son écriture « hermétique » et voudraient le voir renouer avec l’esprit directement militant des aphorismes de <i>Graine de crapule</i>, petit opuscule libertaire paru en 1945. Deligny esquive. Il répond sans répondre. S’adressant à un « travailleur social quel qu’il soit », il ne se départit pas de cette langue soi-disant « hermétique » ; c’est dans cette langue « en tant qu’outil » qu’il veut persuader les travailleurs sociaux de penser leur tâche difficile. Dans <i>Le Croire et le Craindre</i>, son autobiographie (1978), il écrit : « C’est quasiment une position politique de faire cause commune avec les mots dénigrés ». Ces mots sont « asile », « milieu », « infinitif », « énigme », « repérer »…</p>
<p>Sa proposition est donc politique : en ce début d’années 1980, il pointe (comme il l’a toujours fait) les risques d’une liberté indexée sur l’individualisme, et d’une psychologie organisée autour de l’hypostase du sujet « absolu » et de la « conscience de soi ». Non sans provocation (en ce temps où la politique de sectorisation prône la fermeture des hôpitaux psychiatriques), il prend la défense de l’asile, non au sens institutionnel mais au sens premier de refuge. Dans des pages que ne renieraient pas les critiques actuelles les plus radicales sur l’école, il met en garde contre les formes de « l’apprendre » qui négligent les « faits hérétiques », les faits « chiendent », ceux qui résistent à la sélection : « Sélectionné toi-même travailleur social, te voilà à même de sélectionner les faits convenables. Mais alors qui daignera s’apercevoir des faits inconvenants ? ». Il suggère plutôt de respecter le hasard, l’énigme, et le tacite dont il reprend la notion au philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein. En phase avec plusieurs penseurs de son époque (Maurice Blanchot, Jean-Luc Nancy, entre autres), il interroge un « commun » qui ne soit ni communautaire ni communicationnel mais « coutumier », indissociable d’un territoire (évidemment non identitaire) et de la pratique qui consiste à « asiler » (infinitif forgé par lui) l’humain, celui en qui la mémoire d’éducation n’aurait pas totalement supplanté la mémoire d’espèce…</p>
<p>Dans une postface généreuse et éclairante organisée en trois parties, Pierre Macherey, grand analyste de Marx et Spinoza, penseur de l’utopie, répond en quelque sorte, lui, à l’inquiétude du travailleur social. Dépliant le texte de Deligny sans l’expliquer, proposant de lui reconnaître son inquiétante étrangeté, il commence par souligner la parenté entre l’écriture et les thèmes abordés: l’« entre » (entre les mots et les choses, entre les personnes, ce qui « constitue la trame de toute forme de vie ») de préférence aux grandes totalisations, l’ »énigme » qui se refuse à l’interprétation et appelle le silence. Dans un second temps il analyse de près l’une des lettres, dont il dégage en particulier le thème de la ligne – de « l’aller ligne », selon la formule d’Henri Michaux – en montrant (au fil de sa propre lecture) qu’elle caractérise ici encore à la fois le mode d’occupation de l’espace non linéaire qui est celui des enfants autistes ET l’écriture de Deligny ; et qu’elle le conduit de l’ »évocation d’une file d’enfants » à des considérations à portée « tendanciellement cosmiques ». Il propose enfin un florilège de citations de <i>Lettres à un travailleur social</i>, associées et commentées de manière à en faire apparaître clairement la trame des principales lignes de force.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Septième Face du dé</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/la-septieme-face-du-de/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2013 01:20:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">http://jyeaonp.cluster027.hosting.ovh.net/?post_type=product&#038;p=906</guid>

					<description><![CDATA[<p>160 pages, 4 images (en noir et blanc)<br />
format : 21,5 x 13,5 cm<br />
couverture souple</p>
<p>publié avec l'aide du Centre national du livre (CNL)</p>
<p>ISBN : 978-2-9541059-3-2<br />
date de parution : 7 novembre 2013</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><em>La Septième Face du dé</em> est le second roman de Fernand Deligny après <em>Adrien Lomme</em> (si l’on excepte un roman policier, <em>Anges purs</em>, publié sous le pseudonyme de Vincent Lane). Du fond de son bureau de Graniers, à Monoblet (Cévennes), parmi les enfants autistes du réseau qu’il a fondé en 1968, il retourne à l’asile d’Armentières où il a vécu et travaillé comme instituteur puis comme éducateur pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le point de départ du roman est une énigme : Gaspard Lamiral, « le Roi, la pièce maîtresse autour de laquelle se joue toute la partie » (Roger Gentis), a disparu sur le champ de bataille, en 1917. En 1930, à l’époque où le roman a lieu, il est là, au milieu de la cour de l’asile, aussi fou qu’un fou peut l’être, perdu dans sa mémoire. D’autres personnages traversent le récit, dans cet asile où le temps ne passe pas, où les bâtiments sont posés sur le sol de scories noires de l’asile comme sur une mer d’huile. Tous sont des spectres de Gaspard Lamiral ; ils se nomment Dernouville (le surveillant chef, dit « l’amiral »), Demeulenaere, Delannoy, Delarane… Manque Deligny. Pour tenter de rejoindre Gaspard Lamiral dans l’antan, le narrateur, qui est instituteur à l’asile mais habite sur la Grand’Place, décide d’entrer dans l’asile, et d’y mettre en scène leurs retrouvailles. Le temps bref de la scène durant laquelle Gaspard Lamiral est resté assis en face de lui, une main « posée sur le dos, morte comme ces fleurs de mer qui restent sur le sable quand la marée est repartie », sa silhouette s’est inscrite, projetée sur le « pan de lumière » du mur de la chambre. Autant dire sur la page.</p>
<p>Ce roman étrange, sorte de polar psychanalytique qui laisse entrevoir la place vide occupée par la mort du père – Camille Deligny, tué en 1917 et dont le corps n’a jamais été retrouvé –, est une pièce essentielle de l’œuvre. Au cœur de<em> La Septième Face du dé</em> repose en effet la question de la trace, qui reconduit indéfiniment le travail d’écriture comme la transcription des trajets des enfants autistes, leurs lignes d’erre. Nul livre n’expose avec autant d’évidence la double vocation de Fernand Deligny, éducateur et écrivain.</p>
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<div align="left"><a href="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2024/09/Del_presentation7emeFace1980.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lire la présentation de <em>La Septième Face du dé</em> adressée par Fernand Deligny à Émile Copfermann.</a></div>
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		<title>Cartes et lignes d’erreTraces du réseau de Fernand Deligny, 1969-1979</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/cartes-et-lignes-derretraces-du-reseau-de-fernand-deligny-1969-1979/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2013 17:30:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>cartes de Jacques Lin, Gisèle Durand,<br />
Marie-Dominique Vasseur, Thierry Bazzana,<br />
Jean Lin, Dominique Lin, Marie-Rose Aubert…</p>
<p>légendes des cartes rédigées par Sandra Alvarez de Toledo<br />
d’après des entretiens avec les auteurs des cartes</p>
<p>postface de Bertrand Ogilvie</p>
<p>416 pages, 177 cartes et 8 photographies (couleur)<br />
format : 28×21,5 cm<br />
reliure cartonnée, bloc intérieur vertical</p>
<p>publié avec le Centre national des arts plastiques (CNAP)</p>
<p>ISBN : 978-2-9541059-0-1<br />
date de parution : avril 2013</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>En 1968, Fernand Deligny fonde un réseau de prise en charge d’enfants autistes dans les Cévennes, à Monoblet. Quelques années plus tard (1975-1976), il consacre trois numéros de la revue <em>Recherches</em>, fondée par Félix Guattari, à cette expérience qu’il mène en marge des institutions éducatives et psychiatriques. Deligny n’est pas psychiatre. Il parle d’ailleurs plus volontiers d’enfants mutiques qu’autistes. À une époque où la prise en charge de l’autisme infantile est encore mal assurée, il propose un <em>milieu de vie</em> organisé en <em>aires de séjour</em> dans lesquelles les enfants vivent le <em>coutumier</em> auprès d’adultes non diplômés (ouvriers, paysans, étudiants). À ces éducateurs qui n’en sont pas – il les appelle les <em>présences proches –</em>, il propose de transcrire les déplacements et les gestes des enfants. Dans chacune des <em>aires de séjour</em> – situées à une quinzaine de kilomètres les unes des autres – et durant dix ans, au jour le jour (le soir ou le lendemain, parfois plusieurs jours après), les adultes tracent des cartes sur lesquelles ils reportent leurs propres trajets puis, sur des calques, les <em>lignes d’erre</em> des enfants. « Pour rien, pour <em>voir</em>, pour n’avoir pas à en parler, des enfants – <em>là</em>, pour éluder nom et prénom, déjouer les artifices du IL dès que l’autre est parlé. » Ces cartes ne servent ni à comprendre ni à interpréter des stéréotypies ; mais à « voir » ce qu’on ne voit pas à l’œil nu, les coïncidences ou chevêtres (<em>lignes d’erre</em> qui se recoupent en un point précis, signalant qu’un <em>repère</em> ou du <em>commun</em> se sont instaurés), les améliorations à apporter à l’aménagement de l’espace, le rôle des objets d’usage dans les initiatives des enfants, leur degré de participation à telle tâche coutumière au fil des jours, l’effet sur eux du <em>geste pour rien</em> d’un adulte (un signe, un repère supplémentaire), etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-1082 size-full" src="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_1.jpg" alt="" width="450" height="806" srcset="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_1.jpg 450w, https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_1-167x300.jpg 167w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le livre rassemble près de deux cents cartes retrouvées dans les archives en 2010 par Gisèle Durand et Jacques Lin, compagnons de route de Deligny. Il se compose de onze chapitres ou sections, ordonnés chronologiquement et par <em>aires de séjour</em>. D’un lieu à l’autre, les mains qui tracent ne sont pas les mêmes : le « style » de Jacques Lin et Gisèle Durand n’est pas celui de Marie-Dominique Vasseur, Thierry Bazzana ou Nicole Guy. Les modes de transcription changent également : avec le temps, le vocabulaire graphique s’enrichit, devient très ou trop abstrait (à l’image du haut degré spéculatif de la recherche de Deligny), puis revient à un <em>tracer</em> plus simple et plus lisible. Ce sont pourtant les mêmes principes qui inspirent les auteurs de ces cartes : se déprendre d’eux mêmes dans une forme d’écriture, et enregistrer les traces de <em>l’humain de nature</em> que Deligny voit persister là où le langage se retire.</p>
<p>La superposition des calques fait apparaître un territoire centripète, à l’intérieur duquel les enfants circulent en tous sens, attirés par des présences, des gestes ou des objets, des foyers de vie. De la trame des trajets et des <em>lignes d’erre</em> se dégagent des points constants où les enfants reviennent se poster, des lieux<em>chevêtres</em> où se conjuguent la présence d’un adulte et une tâche en train de s’accomplir. Des objets émaillent le territoire : objets <em>pour rien</em>, que les enfants transportent à travers l’espace ou mettent en mouvement ; objets quotidiens désaliénés de leur fonction d’usage ; objets qui servent de purs repères, au même titre que les personnes. L’<em>aire de séjour</em> se présente donc comme un <em>appareil à repérer</em>, un espace cohérent et rythmé. Le principe de l’« objet bloc » permet à la fois de feuilleter, de « battre les cartes » (la formule est de Deligny) et de lire en vis-à-vis, plus haut, la description correspondante. Ces descriptions minutieuses, rédigées à partir d’entretiens avec les auteurs des cartes, ont une visée explicite, voire polémique : elles entendent montrer concrètement ce que furent les <em>lignes d’erre</em>, insister sur ce qui fut une pratique, fondée dans une approche spéculative du langage et de l’humain certes, mais mise en œuvre dans le contexte d’une organisation matérielle extrêmement précise. Manière de dissuader les approches d’emblée théoriques qui ont commencé à fleurir, en particulier dans le sillage de la pensée du rhizome de Gilles Deleuze et Félix Guattari.</p>
<p>La redécouverte de ces cartes relance moins la question de l’autisme que celle de l’invention institutionnelle d’un espace commun (voir à ce sujet l’essai de Bertrand Ogilvie), d’un terrain d’échange (voire de jeu) par-delà les règles sociales et les catégories du normal et du pathologique. L’étrangeté radicale de ces enfants là, qui « habitent le monde sans l’habiter […], ne font pas pacte avec notre monde », a donné lieu à ces objets au statut indéfinissable, qui assurèrent pendant dix ans la liaison entre des territoires tout en gestes et en circulations muettes, et les spéculations de Deligny, entre un monde hors langage et sa tentative d’élucidation dans le travail sans fin de l’écriture.</p>
<p>L’ouvrage est bilingue et comporte également un glossaire où sont définis les mots du vocabulaire de Fernand Deligny.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-1083 size-full" src="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_2.jpg" alt="" width="450" height="791" srcset="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_2.jpg 450w, https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_2-171x300.jpg 171w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></p>
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		<title>Journal de Janmari</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/journal-de-janmari/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jan 2013 16:37:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>texte de présentation bilingue (français-anglais)<br />
200 pages, fac-similé<br />
format : 28×21,5 cm</p>
<p>ISBN : 978-2-9541059-2-5<br />
date de parution : 11 avril 2013</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Marie J., dit Janmari, a douze ans lorsque Fernand Deligny décide de créer un réseau d’enfants autistes, « autour » de lui, dans les Cévennes, en 1967. L’enfant est mutique, vif, adroit ; il découvre des sources enfouies, attrape les guêpes par les ailes sans les blesser, habite le hameau de sa présence forte et de ses trajets immuables. À la fin de sa vie, Gisèle Durand, présence proche de Janmari, lui tend un cahier à dessin. Jour après jour, il trace des ronds et des vaguelettes ; le moindre geste ou le moindre son de Gisèle Durand l’incite à varier les formes, à inscrire un cercle, un rectangle, puis à reprendre ses motifs. Ce Journal recueille la trace d’un geste primordial, « d’avant la lettre », la pulsation progressivement affaiblie du rythme de la vie et de la poésie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Jean-Marie J., called Janmari, was twelve when Fernand Deligny decided to create a network of autistic children, in the Cévennes region in 1967. The child was mute, lively, adroit; he discovered buried springs, caught wasps by their wings without hurting them, lived in the hamlet from his powerful presence and unvarying journeys. At the end of his life, Gisèle Durand, a close presence for Janmari, held out a drawing tablet to him. Day after day, he traced circles and wavelets; the least gesture or sound from Gisèle Durand caused him to vary the forms–to sketch a circle, a rectangle–and then resume his own patterns. This Journal is a collection of the traces of a primordial gesture, from “before the letter”, the gradually weakening pulsation of the rhythms of life, and of poetry.</em></p>
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		<title>L’Arachnéen et autres textes</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/larachneen-et-autres-textes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jan 2008 11:23:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">http://jyeaonp.cluster027.hosting.ovh.net/?post_type=product&#038;p=736</guid>

					<description><![CDATA[<p>256 pages, 32 images (noir et blanc)<br />
format : 21,6×16,7 cm<br />
couverture souple avec rabats<br />
(existe en jaune et en gris)</p>
<p>publié avec le soutien du Centre national du livre (CNL)</p>
<p>ISBN : 978-2-9529302-1-5<br />
date de parution : octobre 2008</p>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>En octobre 2007, L’Arachnéen publiait un recueil de 1848 pages intitulé <em>Fernand Deligny. Œuvres</em>. Malgré l’importance du volume, ces <em>Œuvres </em>n’étaient pas « complètes ». (La notion n’a pas plus de sens pour Deligny que pour les écrivains à qui l’écriture tient lieu de « vie ».) <em>L’Arachnéen </em>(auquel nous empruntons donc le nom de notre maison) fait partie des essais inédits que nous avions écartés, faute de place. Nous lui associons aujourd’hui un ensemble de textes datés de la même époque (1976-1982), auquel nous avons donné le titre d’un essai inédit, « Quand le bonhomme n’y est pas ». Outre ce texte, cet ensemble comprend la réédition d’essais publiés dans <em>Les Enfants et le Silence</em> (1980) et quatre textes parus dans les revues <em>Spirali</em> et <em>Spirales</em>.</p>
<p><em>L’Arachnéen</em> date de 1981 ou 1982. Il appartient au genre de l’essai et propose des variations autour de la notion de réseau. Réseaux : le mode d’être autistique, les lignes d’erre et celles de la main, l’<em>orné</em> des gestes, l’écriture et la trace, la dispersion des lieux de séjour dans les collines  cévenoles, Janmari l’enfant autiste, un archipel imaginaire. L’Arachnéen est un mode d’être et un territoire complexe, inné, commun, qui permet de survivre, qui se déploie <em>dehors</em>, à l’écart des visions imposées et des normes du biopouvoir.</p>
<p>L’hostilité de Deligny à la psychanalyse portait essentiellement sur l’application caricaturale de la théorie freudienne. La seconde partie de <em>L’Arachnéen et autres textes</em>, intitulée « Quand le bonhomme n’y est pas », ouvre une perspective inattendue sur les liens entre son approche respectueuse, non invasive, sans interprétation ni « interpellation » (Bertrand Ogilvie) de l’autisme, et la psychanalyse ; entre l’espace-temps silencieux des aires de séjour, ouvert à l’agir et aux « circonstances », et la séance psychanalytique censée accueillir l’« inouï ». Deligny invite ici la pensée de Lacan, et leur commune acception d’un réel hors langage, ineffable.</p>
<p><em>L’Arachnéen et autres textes</em> inclut un montage de photographies inédites de l’Île d’en bas, où se déroula la toute première expérience de vie avec des enfants autistes (1969) ; et un ensemble de lignes d’erre, également inédites, qui furent la ruse principale de Deligny pour déjouer le langage. Son œuvre, ces textes, sont inséparables de telles <em>images</em>, entre trace et mystère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Œuvres</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/oeuvres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 20:28:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">http://jyeaonp.cluster027.hosting.ovh.net/?post_type=product&#038;p=1137</guid>

					<description><![CDATA[<p>avec des textes de Michel Chauvière, Annick Ohayon,<br />
Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier</p>
<p>1856 pages, 557 images<br />
format : 16,7 x 21,6 cm<br />
reliure souple</p>
<p>avec l'aide du Centre national du livre (CNL),<br />
de la Mission de recherche "Droit et justice",<br />
du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative,<br />
de la Région Ile-de-France, de l'INA et des Ceméa</p>
<p>ISBN : 978-2-37367-012-7<br />
date de parution : 14 nov. 2017<br />
(1re éd. 2007)</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Les <i>Œuvres</i> de Fernand Deligny (1913-1996) reconstituent en 1856 pages de textes, images, fac-similés, les étapes d’une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans diplôme de la lutte contre l’institution « Sauvegarde de l’enfance » à une approche expérimentale de l’autisme. L’ouvrage rassemble l’essentiel de son œuvre, éditée et inédite : de <i>Pavillon 3</i>, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l’image des années 1980 et à l’évocation de sa dernière et monumentale tentative autobiographique, <i>L’Enfant de citadelle</i>.</p>
<p>L’écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d’éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l’« encastrement » institutionnel et contre l’approche psychopédagogique qui anime la politique rééducative de l’après-guerre et dans laquelle il voit très tôt s’annoncer la « société de contrôle ». À partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la « domestication symbolique » et pour une définition de l’humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente un dispositif : un réseau d’aires de séjour, des éducateurs non professionnels, un « coutumier » ritualisé à l’extrême, inspiré de l’agir et de l’immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses « lignes d’erre », se saisit du cinéma pour remettre en cause le point de vue hégémonique de « l’homme-que-nous-sommes ».</p>
<p>Le volume – chronologique – s’accompagne d’une édition critique détaillée : les textes et films en images sont précédés d’introductions (Sandra Alvarez de Toledo) qui les replacent dans leur contexte historique et dans la biographie intellectuelle de Deligny ; chacune des cinq parties de l’ouvrage se conclut par un texte (Michel Chauvière, Annick Ohayon, Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier) qui dégage les lignes de force de sa pensée au cours de ses tentatives successives.</p>
<p>À part le milieu de l’éducation spécialisée, qui célébrait encore <i>Graine de crapule</i> comme le petit livre rouge de la pédagogie libertaire, et quelques philosophes à qui le <i>Mille plateaux</i> de Deleuze et Guattari rappelait vaguement son nom, Fernand Deligny était oublié. La parution des <i>Œuvres</i>, en 2007, lui a donné une seconde vie. Il est désormais lu et traduit en plusieurs langues ; sa pensée est étudiée sous ses multiples angles, pratiques, théoriques, artistiques ; sa proposition de considérer l’homme du « point de voir » de l’autiste et de créer de nouveaux modes d’être et d’existence est prise en compte par ceux que les ravages du capitalisme incitent à changer de perspective, à inventer de nouveaux espaces de lutte, de recherche et de vie. La réédition, dix ans plus tard, est à quelques points près identique à l’édition originale. On trouvera en fin de volume, comme un signe qui salue cet anniversaire, un court texte supplémentaire, inédit, « L’homme sans convictions ».</p>
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			</item>
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