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	<title>Bertrand Ogilvie Archives - L&#039;Arachnéen</title>
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	<title>Bertrand Ogilvie Archives - L&#039;Arachnéen</title>
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		<title>Le travail à mortAu temps du capitalisme absolu</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/le-travail-a-mortau-temps-du-capitalisme-absolu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jan 2017 19:42:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>Avec des photographies de Ahlam Shibli,<br />
Lewis Hine, </strong><strong>Florian Fouché, Jeff Wall,<br />
Antonios Loupassis &#38; Marc Pataut</strong></p>
<p>216 pages, 48 images (couleur)<br />
format : 21,5×13,5 cm<br />
couverture souple, rabats</p>
<p>ISBN : 978-2-37367-011-0<br />
date de parution : 4 mai 2017</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>« Ce livre témoigne d’une réflexion menée pendant une dizaine d’années sur le travail. Il porte la trace d’un déplacement d’accent qui ne devait pas être effacé : l’hésitation qu’il recèle est en elle-même un enjeu. En effet, passer d’une reconnaissance de la dimension émancipatrice du travail comme lieu de désobéissance possible à l’accentuation de son lien à la mort, au négatif, présent dès le départ mais qui l’emporte de plus en plus dans le contexte néolibéral, ce n’est pas changer d’avis sur la signification de la dimension laborieuse de l’existence sociale, mais accepter qu’elle soit le lieu d’une contradiction pour l’instant insoluble. Au lieu d’opposer les deux libérations du travail, celle où le travail se libère et celle où l’on s’en libère, il faut sans doute essayer de penser comment on ne peut se libérer du travail qu’en le libérant. La question cruciale est de savoir laquelle des deux libérations domine l’autre, ou laquelle s’effectue sous domination de l’autre. Disons que l’orientation de ces réflexions penche plutôt vers l’idée que, dans le contexte d’une lutte politique, la libération du travail, sa réorganisation, ne devrait se faire que dans la perspective de son abolition, mais que cette abolition ne peut s’amorcer que sur la base de sa réorganisation (ou de sa désorganisation&#8230;). Par ailleurs, les destructions à l’œuvre dans le monde du travail ne peuvent aucunement être confondues avec l’abolition du travail, elles en constituent plutôt une métamorphose qui déploie au maximum sa négativité, et qui renforce le travail tout en le dépassant. Souligner cette perspective, c’est faire apparaître du même coup d’autres orientations, dans lesquelles son dépassement pourrait œuvrer au contraire à son abolition. »<br />
(Bertrand Ogilvie)</p>
<p><strong>–</strong></p>
<p>Une ambiguïté fondamentale affecte les débats sur le travail. Elle réside dans la confusion même du terme de travail, qui en est venu à désigner des réalités complètement différentes à partir de la révolution politico-industrielle du XIXe siècle européen et de la généralisation de ses procédures d’organisation des activités humaines, d’abord en Europe, puis peu à peu, dans le reste du monde.</p>
<p>Pour certains le travail semble être le destin inévitable de tout être humain entrant, à l’âge adulte, dans la vie active. Il semble être ce dont le manque prive la vie de tout sens et de tout avenir. Pour d’autres il est une malédiction vouant la majorité des populations à une existence de servitude physique et mentale proche d’un esclavage. Pour tous, le travail s’impose comme une réalité donnée qu’on glorifie comme un idéal ou qu’on déprécie comme une plaie, mais dont on ne conteste pas l’existence.</p>
<p>Ce livre n’annonce pas la « fin du travail », bien au contraire. Même si l’on considère comme éminemment souhaitable la fin de ce qui, dans ce qu’on appelle « travail », représente une dimension profondément destructrice pour l’existence humaine, il n’y a pas lieu de se dissimuler le caractère improbable de cet avènement à court ou moyen terme. En attendant, il s’agit de remarquer les mutations contemporaines qui permettent au travail de se survivre à lui-même et de s’efforcer de leur donner un nom. Ce livre se veut donc une réflexion tant philosophique que philologique sur les noms et sur leurs enjeux. Quand on dit, en français : « Ça n’est pas du travail ! », on veut dire qu’une action de transformation ou une opération n’a pas été à la hauteur de son projet de départ. Or, ce livre essaie de montrer que l’on doit dire cela du travail lui-même : « Le travail, ça n’est pas du travail ! » Il faudra donc comprendre comment les mêmes mots peuvent recouvrir des contenus contraires et comment une critique du travail ne peut, à moins d’être profondément déceptive et démobilisante, aboutir à une réhabilitation de ce même travail.</p>
<p>Ces analyses ne s’inscrivent donc pas particulièrement dans la tradition d’une critique de la valeur travail, mais, afin de contourner les apories de la question « Que faire ? », elles s’efforcent de prendre en compte les résistances concrètes déjà présentes : critiquer le travail revient souvent à se demander comment l’organiser autrement, voire comment revenir à des méthodes d’organisation jugées, avec une nostalgie paradoxale, comme plus acceptables : celles des Trente glorieuses en France par exemple, et plus généralement les modalités de « l’État Providence », ou de « l’État social », telles qu’elles ont été analysées, dans des perspectives différentes, par des auteurs comme Robert Castel ou Christophe Dejours. Même si ces auteurs sont pessimistes à l’égard des potentialités d’inscription dans le réel de leurs analyses, ils n’en délivrent pas moins une description des dimensions anthropologiques inhérentes à ces espaces de jeu présents partout dans l’activité sociale de production et qui en surdéterminent toutes les formes historiques de réalisation : c’est ce qu’on appelle généralement, de manière trop confuse, le « facteur humain ». La phase dans laquelle nous entrons, caractérisée par la domination de la problématique de l’évaluation totale, est révélatrice de la possibilité que ces failles structurelles se creusent ou se referment à nouveau.</p>
<p><i>Le Travail à mort</i> est composé de textes écrits entre 2005 et 2016. La notion de « centralité du travail », reprise à Christophe Dejours (avec qui l’auteur a entretenu un dialogue étroit), recouvre un large spectre de questions qui touchent à la fois à la philosophie politique, à la sociologie et à la psychanalyse (la forme démocratique, les institutions garantes de la liberté, la subjectivité et la citoyenneté, la clinique, les pathologies sociales, les situations de reconnaissance et de servitude), articulées par l’auteur dans une perspective critique.</p>
<p>Ce recueil paraît quelques mois après les débats sur la Loi Travail, mais aussi au moment où de nombreuses luttes se mènent, dans différentes parties du monde, contre les mutations et radicalisations extrêmes d’un système d’exploitation qui suscitent de nouvelles formes de résistance, en rupture avec les engagements politiques traditionnels. Les questions soulevées par <i>Le Travail à mort</i> sont donc éminemment actuelles, et susceptibles de donner lieu à des débats nombreux dans les champs de la philosophie politique, de l’économie et de la psychanalyse. Ce volume peut être considéré comme une suite de <i>L’Homme jetable</i> (publié par Bertrand Ogilvie en 2012 aux éditions Amsterdam), formule qui a fait écho dans tous les esprits alertés par la condition de l’homme au temps du néolibéralisme.</p>
<p><i>Le Travail à mort</i> est scandé par des photographies (les auteurs : Ahlam Shibli, Lewis Hine, Florian Fouché, Jeff Wall, Antonios Loupassis &amp; Marc Pataut) qui, dans des contextes différents et selon différentes approches, traitent également du travail. Elles n’illustrent pas plus les textes que ceux-ci ne commentent les images. La cohabitation des deux registres est de l’ordre de la consonance.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cartes et lignes d’erreTraces du réseau de Fernand Deligny, 1969-1979</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/cartes-et-lignes-derretraces-du-reseau-de-fernand-deligny-1969-1979/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jan 2013 17:30:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>cartes de Jacques Lin, Gisèle Durand,<br />
Marie-Dominique Vasseur, Thierry Bazzana,<br />
Jean Lin, Dominique Lin, Marie-Rose Aubert…</p>
<p>légendes des cartes rédigées par Sandra Alvarez de Toledo<br />
d’après des entretiens avec les auteurs des cartes</p>
<p>postface de Bertrand Ogilvie</p>
<p>416 pages, 177 cartes et 8 photographies (couleur)<br />
format : 28×21,5 cm<br />
reliure cartonnée, bloc intérieur vertical</p>
<p>publié avec le Centre national des arts plastiques (CNAP)</p>
<p>ISBN : 978-2-9541059-0-1<br />
date de parution : avril 2013</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>En 1968, Fernand Deligny fonde un réseau de prise en charge d’enfants autistes dans les Cévennes, à Monoblet. Quelques années plus tard (1975-1976), il consacre trois numéros de la revue <em>Recherches</em>, fondée par Félix Guattari, à cette expérience qu’il mène en marge des institutions éducatives et psychiatriques. Deligny n’est pas psychiatre. Il parle d’ailleurs plus volontiers d’enfants mutiques qu’autistes. À une époque où la prise en charge de l’autisme infantile est encore mal assurée, il propose un <em>milieu de vie</em> organisé en <em>aires de séjour</em> dans lesquelles les enfants vivent le <em>coutumier</em> auprès d’adultes non diplômés (ouvriers, paysans, étudiants). À ces éducateurs qui n’en sont pas – il les appelle les <em>présences proches –</em>, il propose de transcrire les déplacements et les gestes des enfants. Dans chacune des <em>aires de séjour</em> – situées à une quinzaine de kilomètres les unes des autres – et durant dix ans, au jour le jour (le soir ou le lendemain, parfois plusieurs jours après), les adultes tracent des cartes sur lesquelles ils reportent leurs propres trajets puis, sur des calques, les <em>lignes d’erre</em> des enfants. « Pour rien, pour <em>voir</em>, pour n’avoir pas à en parler, des enfants – <em>là</em>, pour éluder nom et prénom, déjouer les artifices du IL dès que l’autre est parlé. » Ces cartes ne servent ni à comprendre ni à interpréter des stéréotypies ; mais à « voir » ce qu’on ne voit pas à l’œil nu, les coïncidences ou chevêtres (<em>lignes d’erre</em> qui se recoupent en un point précis, signalant qu’un <em>repère</em> ou du <em>commun</em> se sont instaurés), les améliorations à apporter à l’aménagement de l’espace, le rôle des objets d’usage dans les initiatives des enfants, leur degré de participation à telle tâche coutumière au fil des jours, l’effet sur eux du <em>geste pour rien</em> d’un adulte (un signe, un repère supplémentaire), etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-1082 size-full" src="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_1.jpg" alt="" width="450" height="806" srcset="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_1.jpg 450w, https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_1-167x300.jpg 167w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le livre rassemble près de deux cents cartes retrouvées dans les archives en 2010 par Gisèle Durand et Jacques Lin, compagnons de route de Deligny. Il se compose de onze chapitres ou sections, ordonnés chronologiquement et par <em>aires de séjour</em>. D’un lieu à l’autre, les mains qui tracent ne sont pas les mêmes : le « style » de Jacques Lin et Gisèle Durand n’est pas celui de Marie-Dominique Vasseur, Thierry Bazzana ou Nicole Guy. Les modes de transcription changent également : avec le temps, le vocabulaire graphique s’enrichit, devient très ou trop abstrait (à l’image du haut degré spéculatif de la recherche de Deligny), puis revient à un <em>tracer</em> plus simple et plus lisible. Ce sont pourtant les mêmes principes qui inspirent les auteurs de ces cartes : se déprendre d’eux mêmes dans une forme d’écriture, et enregistrer les traces de <em>l’humain de nature</em> que Deligny voit persister là où le langage se retire.</p>
<p>La superposition des calques fait apparaître un territoire centripète, à l’intérieur duquel les enfants circulent en tous sens, attirés par des présences, des gestes ou des objets, des foyers de vie. De la trame des trajets et des <em>lignes d’erre</em> se dégagent des points constants où les enfants reviennent se poster, des lieux<em>chevêtres</em> où se conjuguent la présence d’un adulte et une tâche en train de s’accomplir. Des objets émaillent le territoire : objets <em>pour rien</em>, que les enfants transportent à travers l’espace ou mettent en mouvement ; objets quotidiens désaliénés de leur fonction d’usage ; objets qui servent de purs repères, au même titre que les personnes. L’<em>aire de séjour</em> se présente donc comme un <em>appareil à repérer</em>, un espace cohérent et rythmé. Le principe de l’« objet bloc » permet à la fois de feuilleter, de « battre les cartes » (la formule est de Deligny) et de lire en vis-à-vis, plus haut, la description correspondante. Ces descriptions minutieuses, rédigées à partir d’entretiens avec les auteurs des cartes, ont une visée explicite, voire polémique : elles entendent montrer concrètement ce que furent les <em>lignes d’erre</em>, insister sur ce qui fut une pratique, fondée dans une approche spéculative du langage et de l’humain certes, mais mise en œuvre dans le contexte d’une organisation matérielle extrêmement précise. Manière de dissuader les approches d’emblée théoriques qui ont commencé à fleurir, en particulier dans le sillage de la pensée du rhizome de Gilles Deleuze et Félix Guattari.</p>
<p>La redécouverte de ces cartes relance moins la question de l’autisme que celle de l’invention institutionnelle d’un espace commun (voir à ce sujet l’essai de Bertrand Ogilvie), d’un terrain d’échange (voire de jeu) par-delà les règles sociales et les catégories du normal et du pathologique. L’étrangeté radicale de ces enfants là, qui « habitent le monde sans l’habiter […], ne font pas pacte avec notre monde », a donné lieu à ces objets au statut indéfinissable, qui assurèrent pendant dix ans la liaison entre des territoires tout en gestes et en circulations muettes, et les spéculations de Deligny, entre un monde hors langage et sa tentative d’élucidation dans le travail sans fin de l’écriture.</p>
<p>L’ouvrage est bilingue et comporte également un glossaire où sont définis les mots du vocabulaire de Fernand Deligny.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-1083 size-full" src="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_2.jpg" alt="" width="450" height="791" srcset="https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_2.jpg 450w, https://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2013/01/VUE_CARTE_LIGNE_2-171x300.jpg 171w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Arachnéen et autres textes</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/larachneen-et-autres-textes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jan 2008 11:23:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>256 pages, 32 images (noir et blanc)<br />
format : 21,6×16,7 cm<br />
couverture souple avec rabats<br />
(existe en jaune et en gris)</p>
<p>publié avec le soutien du Centre national du livre (CNL)</p>
<p>ISBN : 978-2-9529302-1-5<br />
date de parution : octobre 2008</p>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>En octobre 2007, L’Arachnéen publiait un recueil de 1848 pages intitulé <em>Fernand Deligny. Œuvres</em>. Malgré l’importance du volume, ces <em>Œuvres </em>n’étaient pas « complètes ». (La notion n’a pas plus de sens pour Deligny que pour les écrivains à qui l’écriture tient lieu de « vie ».) <em>L’Arachnéen </em>(auquel nous empruntons donc le nom de notre maison) fait partie des essais inédits que nous avions écartés, faute de place. Nous lui associons aujourd’hui un ensemble de textes datés de la même époque (1976-1982), auquel nous avons donné le titre d’un essai inédit, « Quand le bonhomme n’y est pas ». Outre ce texte, cet ensemble comprend la réédition d’essais publiés dans <em>Les Enfants et le Silence</em> (1980) et quatre textes parus dans les revues <em>Spirali</em> et <em>Spirales</em>.</p>
<p><em>L’Arachnéen</em> date de 1981 ou 1982. Il appartient au genre de l’essai et propose des variations autour de la notion de réseau. Réseaux : le mode d’être autistique, les lignes d’erre et celles de la main, l’<em>orné</em> des gestes, l’écriture et la trace, la dispersion des lieux de séjour dans les collines  cévenoles, Janmari l’enfant autiste, un archipel imaginaire. L’Arachnéen est un mode d’être et un territoire complexe, inné, commun, qui permet de survivre, qui se déploie <em>dehors</em>, à l’écart des visions imposées et des normes du biopouvoir.</p>
<p>L’hostilité de Deligny à la psychanalyse portait essentiellement sur l’application caricaturale de la théorie freudienne. La seconde partie de <em>L’Arachnéen et autres textes</em>, intitulée « Quand le bonhomme n’y est pas », ouvre une perspective inattendue sur les liens entre son approche respectueuse, non invasive, sans interprétation ni « interpellation » (Bertrand Ogilvie) de l’autisme, et la psychanalyse ; entre l’espace-temps silencieux des aires de séjour, ouvert à l’agir et aux « circonstances », et la séance psychanalytique censée accueillir l’« inouï ». Deligny invite ici la pensée de Lacan, et leur commune acception d’un réel hors langage, ineffable.</p>
<p><em>L’Arachnéen et autres textes</em> inclut un montage de photographies inédites de l’Île d’en bas, où se déroula la toute première expérience de vie avec des enfants autistes (1969) ; et un ensemble de lignes d’erre, également inédites, qui furent la ruse principale de Deligny pour déjouer le langage. Son œuvre, ces textes, sont inséparables de telles <em>images</em>, entre trace et mystère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Œuvres</title>
		<link>https://www.editions-arachneen.fr/catalogue/oeuvres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin_thomasv]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 20:28:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">http://jyeaonp.cluster027.hosting.ovh.net/?post_type=product&#038;p=1137</guid>

					<description><![CDATA[<p>avec des textes de Michel Chauvière, Annick Ohayon,<br />
Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier</p>
<p>1856 pages, 557 images<br />
format : 16,7 x 21,6 cm<br />
reliure souple</p>
<p>avec l'aide du Centre national du livre (CNL),<br />
de la Mission de recherche "Droit et justice",<br />
du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative,<br />
de la Région Ile-de-France, de l'INA et des Ceméa</p>
<p>ISBN : 978-2-37367-012-7<br />
date de parution : 14 nov. 2017<br />
(1re éd. 2007)</p>
<p>&#160;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Les <i>Œuvres</i> de Fernand Deligny (1913-1996) reconstituent en 1856 pages de textes, images, fac-similés, les étapes d’une trajectoire qui conduisit cet éducateur sans diplôme de la lutte contre l’institution « Sauvegarde de l’enfance » à une approche expérimentale de l’autisme. L’ouvrage rassemble l’essentiel de son œuvre, éditée et inédite : de <i>Pavillon 3</i>, ses premières nouvelles (1944), aux textes sur l’image des années 1980 et à l’évocation de sa dernière et monumentale tentative autobiographique, <i>L’Enfant de citadelle</i>.</p>
<p>L’écriture fut pour Deligny une activité constante, existentielle, le laboratoire permanent de sa pratique d’éducateur. Ses premiers livres sont des pamphlets contre l’« encastrement » institutionnel et contre l’approche psychopédagogique qui anime la politique rééducative de l’après-guerre et dans laquelle il voit très tôt s’annoncer la « société de contrôle ». À partir de la fin des années 1960, il engage une réflexion anthropologique contre la « domestication symbolique » et pour une définition de l’humain a-subjectif, spécifique, dépris de lui-même. Il accueille des enfants autistes dans les Cévennes et invente un dispositif : un réseau d’aires de séjour, des éducateurs non professionnels, un « coutumier » ritualisé à l’extrême, inspiré de l’agir et de l’immuable autistiques. Il invente une cartographie, les fameuses « lignes d’erre », se saisit du cinéma pour remettre en cause le point de vue hégémonique de « l’homme-que-nous-sommes ».</p>
<p>Le volume – chronologique – s’accompagne d’une édition critique détaillée : les textes et films en images sont précédés d’introductions (Sandra Alvarez de Toledo) qui les replacent dans leur contexte historique et dans la biographie intellectuelle de Deligny ; chacune des cinq parties de l’ouvrage se conclut par un texte (Michel Chauvière, Annick Ohayon, Anne Querrien, Bertrand Ogilvie, Jean-François Chevrier) qui dégage les lignes de force de sa pensée au cours de ses tentatives successives.</p>
<p>À part le milieu de l’éducation spécialisée, qui célébrait encore <i>Graine de crapule</i> comme le petit livre rouge de la pédagogie libertaire, et quelques philosophes à qui le <i>Mille plateaux</i> de Deleuze et Guattari rappelait vaguement son nom, Fernand Deligny était oublié. La parution des <i>Œuvres</i>, en 2007, lui a donné une seconde vie. Il est désormais lu et traduit en plusieurs langues ; sa pensée est étudiée sous ses multiples angles, pratiques, théoriques, artistiques ; sa proposition de considérer l’homme du « point de voir » de l’autiste et de créer de nouveaux modes d’être et d’existence est prise en compte par ceux que les ravages du capitalisme incitent à changer de perspective, à inventer de nouveaux espaces de lutte, de recherche et de vie. La réédition, dix ans plus tard, est à quelques points près identique à l’édition originale. On trouvera en fin de volume, comme un signe qui salue cet anniversaire, un court texte supplémentaire, inédit, « L’homme sans convictions ».</p>
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