Asiles
(1938 - 1949)

armentieres
Asile d'aliénés d'Armentières, années 1930. Collection Jean-Louis Cochez

 
 
« J’aimais l’asile. Prenez le mot comme vous voulez : je l’aimais, comme il est fort probable que beaucoup de gens aiment quelqu’un, décident de faire leur vie avec.
Il s’agissait bien d’une présence vaste, innombrable, mais dont l’unité était évidente
. »
 
   

• Pavillon 3 (nouvelles, 1944) extrait
Au fil de neuf nouvelles dont les personnages principaux sont des adolescents de l’asile d’Armentières – où il fut successivement instituteur spécialisé puis éducateur –, Deligny livre un témoignage sur le prolétariat du Nord et sur les conditions de l’internement asilaire au début des années 1940.

 
   
Graine de crapule (aphorismes, 1945) extrait
Graine de crapule est paru l’année de l’ordonnance de 1945 qui préconisait la rééducation protectionnelle des enfants délinquants. Les aphorismes ont valu à Deligny sa réputation d’éducateur libertaire et font toujours autorité dans les milieux de l’éducation spécialisée.

 
   
• Les Vagabonds efficaces (chronique, 1947) extrait
Les Vagabonds efficaces sont la chronique de la vie du Centre d’observation et de triage de la région de Lille, que Deligny dirigea pendant dix-huit mois à la Libération. Et un réquisitoire violent contre la politique de Sauvegarde de l’enfance instaurée par le Gouvernement de Vichy.

 
   
• Les Enfants ont des oreilles (contes, 1949) extrait
Cette série de contes dont les personnages sont des choses triviales, vernaculaires, au rebut (à l’opposé du merveilleux), signale les affinités momentanées de Deligny avec le courant de la pédagogie moderne.
 
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